21/8/2009
Un virus récemment découvert pourrait être mortel pour les abeilles, ou du moins favoriser leur disparition, affirment des scientifiques américains.
Ce virus n'est probablement pas le seul responsable de ce que les spécialistes appellent "phénomène d'effondrement des colonies" (Colonycollapse disorder, CCD), mais pourrait aider à comprendre quel mal frappe les abeilles dans tous les Etats-Unis, ont rapporté les chercheurs.
Baptisé "Virus israélien de la paralysie aiguë" (IAPV), le virus, inconnu jusqu'alors, a été découvert en Israël en 2004.
Selon des estimations, 23% des apiculteurs américains ont constaté dans leurs ruchers des disparitions brutales d'abeilles lors de l'hiver2006-2007.
"Ces apiculteurs ont perdu près de 45% de leurs abeilles", peut-on lire dans le rapport des chercheurs, publié par le journal Science.
Les apiculteurs ne retrouvent pas leurs abeilles mortes. Les ruches sont simplement presque vidées de leurs ouvrières, seules restant les reines.
Ce phénomène touche également l'Europe et le Brésil. Les abeilles,outre la production de miel, sont fondamentales dans la pollinisation de nombreuses cultures céréalières, fruitières ou maraîchères.
En examinant des abeilles du monde entier et des échantillons de gelée royale, l'équipe du Dr Ian Lipkin, de l'université Columbia à New York,a découvert plusieurs bactéries, virus et moisissures qui affectent les abeilles.
PLUSIEURS PISTES ENVISAGÉES
Seul l'un des virus était systématiquement présent chez les abeilles issues de ruches dont les populations s'étaient effondrées : l'IAPV.
Cause ou effet ? Il reste encore à déterminer si l'IAPV est bien le responsable des disparitions massives d'abeilles, ou si, au contraire,ce sont ces disparitions qui favorisent son apparition chez les insectes.
Il faudra pour le savoir inoculer le virus dans des ruches saines et voir comment la population d'abeille réagit.
Jeffrey Pettis, chercheur spécialisé dans l'apiculture pour le département américain de l'agriculture, a rappelé qu'il ne s'agissait que d'une des pistes envisagées pour expliquer le phénomène des disparitions.
"Je continue à penser que plusieurs facteurs sont impliqués dans (les effondrements de populations)", a-t-il précisé, évoquant les parasites et l'alimentation des abeilles.
L'IAPV est notamment véhiculé par le Varroa destructor, un minuscule acarien rouge qui affecte les abeilles aux Etats-Unis mais aussi en Europe et dans d'autres régions du monde.
De nombreuses pistes sont étudiées, mais certaines avec moins d'urgence que les autres.
"Nous avons très peu d'indications que les radiations des téléphones portables ont un impact sur les abeilles", a estimé Diana Cox-Foster,entomologiste à l'université d'Etat de Pennsylvanie.
Des tests ont également montré que les cultures d'OGM ne rendaient pas les abeilles malades, mais que les pesticides augmentaient leur stress.
Quant à la disparition des abeilles, il est possible que leur système d'orientation, déréglé, les empêche de regagner la ruche.
Autre hypothèse, Cox-Foster pense qu'il est également possible qu'une abeille malade évite délibérément de retourner dans la ruche, afin de ne pas contaminer ses congénères.
10/3/2009
Cet appareil, indispensable pour enlever le miel d'une ruche. L'extracteur, exploitant la force centrifuge, permet d'extraire le miel du rayon encore intact. Le premier extracteur a été conçu et utilisé en 1865 dans la province de Venise, sur la base des travaux exécutés par François Hruschka, d'origine autrichienne. L'extracteur est en général fait en acier inoxydable, mais on trouve des modèles en plastique alimentaire. Il y a deux types d'extracteurs, differents par la position des rayons lors de l'introduction. un premier type, aujourdhui dépassé, appelé tangentiel, dispose les rayons le long de la tangente du cylindre interne.Le second type d'extracteur, appelé radial, dispose les rayons le long des rayons du cercle. De cette façon, le miel, une fois l'extracteur mis en marche, sort des cellules des deux cotés simultanément.
C’est l’une des méthodes les plus simples que tout amateur peut pratiquer à condition d’avoir déjà une bonne petite expérience personnelle.
Choisissez une colonie populeuse que vous ouvrez après enfumage. En travaillant vite, répartissez ensuite les cadres de couvain en deux ou trois parts sensiblement égales. Il faut, bien sur. Disposer à proximité une ou deux ruches vides pour accueillir les nouvelles venues.
Dans la première ruche, vous laissez par exemple quatre cadres. Vous en mettez trois dans la deuxième et trois dans la troisième. Refermez et nourrissez abondamment pendant quelques jours avec du sirop additionné de miel.
La Ruche qui a hérité de la reine se remet aussitôt en marche pour combler les pertes. Les deux autres qui ont des colonies orphelines se mettent également à l’ouvrage. Après un petit moment de détresse, elles entreprennent la construction d’alvéoles royales dans les conditions que vous connaissez. Si tout va bien, une jeune reine éclot deux semaines plus tard et le cycle reprend.
S’il n’y a pas eu d’accroc encours de route, vous devez constater la présence de couvain un mois environ après avoir pratiqué les divisions. Le pourcentage de réussite avec cette méthode tourne autour de 8 ou 9 sur 10. Avouez que c’est tout de même très satisfaisant.
En commençant les opérations environ tous les mois et demi, on peut obtenir prés de dix essaims à partir d’une seule ruche. Une apicultrice du Midi, Jennifer Rochiua, affirme ainsi avoir obtenu 52 essaims à partir de 5 colonies divisées
Cet appareil est indispensable si l'apiculteur désire visiter ses ruches sans se faire piquer. C'est un appareil très simple qui, le plus souvent, est rempli de coton, de chanvre ou de jute que l'apiculteur allume au moment opportun pour que la fumée émise à l'intérieur de la ruche incite les abeilles à s'enfuir. Les abeilles réagissent effectivement aussitôt, se gorgent de miel et se calment. De cette manière, les abeilles, pliant sous le poids de leur chargement de miel, risquent beaucoup moins d'utiliser leur aiguillon et ne manifestent pour ainsi dire aucune agressivité.
17/2/2009 La reine La reine est le seul individu femelle fertile de la colonie. Elle provient d’un œuf fécondé identique à celui d'une ouvrière, mais pondu dans une cellule spéciale (cellule royale) plus vaste et ronde -- et non hexagonale comme celle des ouvrières. Tout au long de son développement, la larve sera nourrie exclusivement à la gelée royale,et c'est ce régime, et lui seul, qui lui permettra de devenir une reine. Les reines sont produites exclusivement au printemps, soit pour remplacer une reine vieillissante ou malade, soit pour un essaimage(qui n’a lieu que si la colonie est prospère et la météo favorable). Il semble que cela soit la transmission d'hormones par la reine, qui les dépose avec ses pattes en permanence dans la ruche qui soit le facteur déterminant son remplacement par la construction de cellules royales.Peu de temps après sa naissance, la jeune reine va entreprendre des vols nuptiaux. Elle va rejoindre un point de rassemblement, où se réunissent les mâles du voisinage, assurant ainsi la diversité génétique. Elle va s’accoupler avec plusieurs mâles, en plein vol,jusqu’à ce que sa spermathèque soit remplie. Elle possède un abdomen plus allongé que celui des simples ouvrières. Ce même abdomen possède moins de poils, lui permettant, de par sa taille,de pondre plus facilement dans chaque alvéole. Contrairement aux ouvrières, le dard de la reine ne possède pas de crochets et ne reste ainsi pas accroché dans la peau d'un animal lors d'une piqûre (évitant à la reine de mourir). Il est rare de pouvoir observer une reine à l’extérieur, alors qu’il est relativement facile de la remarquer à l’intérieur d’une ruche :entourée de nombreuses ouvrières qui la protègent et la nourrissent. Les mâles qui l’auront fécondée vont tous mourir peu de temps après l’accouplement, leurs organes génitaux ayant été arrachés (leur rôle est terminé). La reine va conserver tout ce sperme dans sa spermathèque et restera ainsi fécondée pour le restant de sa vie (de quatre à cinq ans).